Un week-end à Monte-Carlo

Vendredi, fin de journée. Et si on partait ? Dix huit heure à la maison. Les valises sur le lit s'emplissent petit à petit. Doudou, nounou, nous prêtons attention à prendre tout ce qui entoure ton monde. Une caresse à Sally en guise d'au revoir. Nous reviendrons dans deux jours. Le coffre est fermé, les ceintures sont bouclés. Bien installé dans ton siège, tu as déjà hâte d'arriver. 

Samedi 4 mars, 3 ans. Une journée rien que pour toi. Il est 9h, tes yeux s'entrouvrent. Tout doucement, je te chuchotte un joyeux anniversaire en chanson, un sourire s'esquisse sur tes lèvres... Tes grands yeux noirs désormais ouvert, tu me prends dans tes bras, et je te couvre de baisers. 

Anniversaire fille

Monaco, le fameux Rocher, la mer à nos pieds et à perte de vue. Les belles allées, les palaces et le Café de Paris où nous faisons une halte pour y déjeuner. Les balades sur le front de mer, courir aussi vite que le vent, et faire sourire les passants. Le soir, épuisées, s'endormir l'une contre l'autre et se faire réveiller au petit matin par les doux rayons du soleil au travers des persiennes.. 

Dimanche, prendre le temps, se lever tout doucement, profiter de nous tout simplement. Déjeuner sur un rooftop avec ce ciel si bleu et cette vue imprenable sur la Méditerranée et ses voiliers, au loin...

Magique, le musée océanographique nous conte les poissons et autres animaux marins. Les baleines et autres mammifères n'ont désormais plus de secret pour toi. Te voir contre cet autre monde, peuplés de coraux, de tortues, de requins, observer ce que tu ne peux toucher, sinon qu'avec ta main sur cette paroi de verre... Vingt mille lieues sous les mers, et cette petite fille admirative des fonds marins... 

La Wishlist de Noël

Décembre. La fraicheur de l'hiver est désormais bien présente lorsque l'on sillonne les ruelles de la ville. Au creux de mes bras, enveloppée dans la douceur de ton manteau, ta bouche dans mon cou souffle tout chaud. Hâtivement, la nuit tombe. Les jolies vitrines rivalisent de féérie. Les guirlandes illuminées, les sapins décorés, le marché. L'odeur des marrons chauds, des feux de cheminées. Noël. La joie de préparer leurs présents rêvés, tant désirés, parcourir la ville en quête de leurs jouets. Comptant les semaines, les journées et les heures... Patience, plus que quelques jours mes Amours ! 

De gauche à droite, puis de haut en bas

1er tableau : 1. Gobelet Rice, 5,90€, Le Petit Souk - 2. Sonny Angel, 8,50€, 3. Etat d'Âme Enfant - 4. Crayon à doigt, 13,90€, Smallable - 5. Palette de Peinture par Nathalie Lété, 17,90€, Le Petit Souk - 6. Echarpe Soeur, 65€ - 7. Assiette-plateau Rice, 10,50€, Le Petit Souk - 8. Piano Vilac par Nathalie Lété, 69€, Smallable - 9. Les Acrobates par Vilac, 19€, Le Petit Souk  

2ème tableau : 1. Montre en tissus Numéro 74, 5,50€, Le Petit Souk - 2. Couronne en dentelle Numéro 74, 15,50€, Le Petit Souk - 3. Poupée India Numéro 74, 65€, exclusivité Le Petit Souk - 4. Déguisement de Sainte Lucie, 12,99€, H&M - 5. Collier étoile Numéro 74, 3.50€, Le Petit Souk - 6. Bague brodée, Numéro 74, 3,50€, Etat d'Ame Enfant - 7. Matrochka, 12,50€, Le Petit Souk - 8. Couronne de fleur Numéro 74, 12.50€, Smallable - Headband papillon, Numéro 74, 6,50€, Etat d'Ame Enfant. 

3ème tableau : 1. Logisteck, 29.90€, Hop'Toys - 2. Sac Bonton camel, 25€, Smallable - 3. Skateboard, 89€, Smallable - 4. Barril de Kapla, 76€, Kapla

Etat d'Ame Enfant
7 et 12 rue en Gondeau, 34000 Montpellier

Le Petit Souk,
20 rue de l'Ancien Courrier, 34000 Montpellier

Quelques jours loin de tout

Des vacances, rien que nous, loin des entraves de la vie urbaine, loin de tout. C'est tout ce dont je rêvais pour nous. Pas très loin mais pas trop près non plus. Dépaysant, ressourçant. Le grand air. Tu voulais voir la neige, cela faisait des semaines que tu ne cessais d'en parler. Ton grand frère rêvait déjà de descendre les pentes enneigées. 

C'est au coeur des montagnes que nous irons. Les balades en forêt, les feux de cheminée, la vie sauvage hivernale et le silence des sous bois. 

Tu as trouvé ta place dans ce fauteuil hors d'âge, près du feu. Il crépite si fort qu'on l'entendrait presque chanter. Alan s'est glissé dans une des pièces du chalet, un lieu hors du temps empreint de culture cinéphile. Sur grand écran, allongé sur ses larges sofas, il se passe et se repasse la fameuse saga galactique. 

Vendredi, tes paupières s'ouvrent doucement se demandant où nous sommes. Maintenant assise, regardant tout autour de toi, tu te souviens. Dans le salon, Papa froisse du journal. Alan est sorti dehors par la fraicheur du petit matin, allé chercher les bûches qui maintiendront notre feu. Le sifflement de la bouilloire se fait entendre, l'odeur des pains chauds, du chocolat et des agrumes se mêlent entre elles pour rappeler les effluves de nos dimanches. Tu ne le sais pas encore, mais dans quelques heures, tu feras une magique rencontre.

Il est 15h sur les hauteurs de Megève lorsque nous sortons de la voiture dans laquelle tu t'étais endormie. Au pays des rennes et des rêves nous nous trouvons, ma toute douce. Tornade, Grisou et Clochette sont là pour nous accueillir et c'est au rythme du lichen que tu leur offres qu'ils nous accompagnent ma jolie. Ton grand frère court si loin dans les prés de la côte qu'il en devient tout petit... La bergerie et ses agneaux t'émerveillent tout autant, et c'est sous la yourte mongole que nous allons désormais goûter : la chaleur du poêle, les fameuses brioches de Magali, ses petits pots de confitures, son fondant au chocolat, les délicieux jus de pommes et nectar de poires… Et toi mon Amour, qui avec tes milles crayons, dessines rennes et moutons, montagnes et soleil, papa et maman, Alanamour et toi, ma jolie cocotte.

Il est tard, la nuit tombe tôt, et le soleil se cache désormais au delà des montagnes… Nous avançons dans la nuit en sillonnant les ruelles du Mont d'Arbois. Arrivés au chalet, notre rituel : faire un feu de bois. Ce soir, tu t'endormiras les yeux pleins d'étoiles, rêvant de rennes et de traineaux, de Noël et de ses cadeaux qui arrivera cette année encore en un rien de temps… 
 

Notre coin de bonheur

Il est de ces petits coins de bonheur que l'on voudrait bien garder rien que pour soi, ces petits coins secrets où l'on se sent bien, où on aime s'y balader, le matin au soleil levant ou bien à son coucher, ses petits coins au bout d'un chemin de terre, au milieu des champs de blé, des roseaux, des chevaux, des taureaux. Ces petits coins qui cachent en leurs recoins une faune et une flore incroyables. 

C'est la balade des printemps, des étés, des automnes, et des hivers, celle qui change de couleur à chacune des saisons, celle qu'on aime faire pour se ressourcer et observer tout autour de soi ce que la nature a de plus beau à nous offrir. 

C'est aussi celle où l'on tente d'imiter des hérons, les crapauds, où l'on observe les lapins au loin et les castors des marais. 

C'est ce petit coin de bonheur où assises ensemble sur ce joli ponton, on refait le monde à notre façon ma douce...

Lattitude 43,6149 - Longitude 4,0794

Le premier festival

La musique... Je crois que tu es née dedans ma toute douce. Au son du jazz je te berçais durant tes premières heures de vie. Lorsque tu étais encore au creux de mon ventre, on parcourait ensemble de bien nombreux concerts. Avec un Papa dans ce milieu si particulier et une maman mélomane, toi et la musique, vous étiez faites l'une pour l'autre. Ce festival c'était le tiens, ton tout premier mon Amour. Et tu as autant ris que tu as posé de questions. Les paillettes dans le ciel, tes graou de petit tigre, les flamands rose géants, la musique qui résonne, les toboggans, toi qui danse, tes petits bras en l'air, la pluie, tes yeux qui brillent, les rayons de soleil, l'orage qui gronde, les milkshakes et les crêpes,  C'était un dimanche, en plein cœur d'un parc. C'était le Family Piknik.

Rencontres en Arles

Nous sommes samedi, c'est l'été, Les Rencontres de la Photographie battent leur plein en Arles, le soleil brille plus fort que jamais et nous avons décidé d'y passer la fin de semaine. Sur les bords du Rhône nous marchons, entre les platanes, toi tu cours mon Amour. Dans le centre, les ruelles sont vivantes, vibrantes, la photographie s'affiche à chaque coin de rue, la ville devient l'espace de quelques instants une véritable galerie à ciel ouvert. 

Les rues pavées, les jolies façades, les fleurs qui parcourent les murs et les garages transformés pour l'occasion en lieu d'exposition éclectique. A la nuit tombée, nous nous rendons au Magasin de Jouets. J'aurai du te préciser comme son nom ne l'indique pas qu'il s'agissait là du vernissage de deux talentueux photographes dans cette galerie à la programmation exigeante et novatrice, espace de découverte et de promotion d’artistes émergents.

Tu nous écoutes, tu nous questionnes, tu observes, tu danses, tu dessines, tu joues. Tu parles aux uns, aux autres, tu t'assoies au sol, tu manges une fraise, tu ris, tu manges deux fraises, tu nous cherches, tu manges trois fraises et ton chemisier blanc est désormais teinté de rose. 

C'était une jolie journée, de belles rencontres photographiques mais pas que ; une journée d'été comme je les aime tant.

 

 

Dimanche

Dimanche. Le petit jour se lève, et nous sommes encore sous la couette. On peut apercevoir d'ici le grand ciel bleu et ce vent qui souffle et qui souffle encore agitant les branches de l'abricotier.

Se lever tout doucement et te voir encore enfouie sous les draps, puis demander les dessins animés pour te réveiller en douceur, et te regarder. Tantôt surprise, tantôt pleine de rires, parfois rêveuse, les images qui défilent et toutes ces émotions qui se retranscrivent instantanément sur ton visage, dans ton regard...

Prendre l'objectif et immortaliser ces facettes de toi, ma jolie cocotte, photographier ces yeux doux, ce sourire espiègle, cet air malicieux.

Réaliser ces clichés volés, ces petits instants de tes presque 25 mois passés... Ma beauté.

Le marché

Samedi matin. Une soirée à la Panacée et une grâce matinée plus tard, et si nous partions au marché ? Le soleil joue à cache-cache entre les nuages, mais c'est décidé, nous irons humer les épices, respirer les douces effluves de fleurs, sélectionner les mets qui s'inviteront sur notre table pour le déjeuner, goûter les fruits chez le maraîcher.   

Papa est partie un peu plus tôt parce que toi jolie coeur, tu souhaitais prendre le tramway. T.R.A.M.W.A.Y. Les fois où nous le croisons, tu clames son nom et le regarde avec tant d'admiration. Alors te voilà à grimper dans ta poussette en direction de ton Graal. Heureuse d'être là, le sourire aux lèvres, heureuse d'être avec toi et de partager ce moment si simple qui fait ton bonheur.

Arrivées au coeur de la ville, nous rejoignons Papa qui est déjà là. Nous croisons des chats, des oiseaux, des avions, des vélos,.. Nous passons le grand Arc et longeons les jardins du Peyrou. Comme tout les samedis matins, ce grand marché : les produits fermiers, les pâtes fraîches, les confitures, le fromager, le maraicher chez qui tu goutes les pommes, chez qui je goute les oranges, et ces fleurs que tu ne peux t'empêcher de respirer "Mmmmm, belles". Alors nous remplirons le panier de tout ces délices. 
Plus tard, nous rentrerons à la maison tous les trois, et nous nous réjouirons de toutes ces trouvailles, toutes ces bonnes choses que nous picorerons sans même nous mettre à table.

Ces matins tout simple que j'aime tant...
 

Le Carnaval

C'est bientôt Mardi Gras et je me demande comment tu te rêverais : en princesse bravant les dragons, en joli chat retombant toujours sur ses pattes, ou en oiseau, libre, virevoltant au gré du vent.

Écumer les échoppes mais ne rien trouver qui te correspond... Toi, petite fille unique, il te fallait un costume qui le soit tout autant.  Parcourir les merceries à la recherche de jolis tissus, effleurer les étoffes, rechercher des cotons, des lins, de belles nuances et dénicher de quoi te confectionner un déguisement délicat.

S'adonner à la couture pour te façonner des ailes, une cape de plume pour mon bel d'oiseau. Au petit matin, te la nouer autour de ton cou, mettre des fleurs dans tes cheveux et te voir battre des ailes mon Amour ! Et c'est avec toute la fierté du monde, tête haute et sourire au lèvre que tu arrivas pour cette journée de carnaval à la crèche, ma jolie colombe...

Une journée d'anniversaires

Le 4 et le 17 mars. Deux dates gravées à jamais. C'était il y a deux et douze ans à présent.

Toi, mon tout-petit, mon pourtant si grand aujourd'hui. Je pourrai te dire que le temps passe, que tu as grandis si vite. Douze année. Toi qui devais naitre en Mai, si petit bébé de deux kilos et cent grammes, tu es arrivé dans ce monde bien plus tôt qu'il n'aurait fallu. Un petit garçon déjà si courageux, si merveilleux. Comment te dire combien tu es précieux et combien tu as changé ma vie. Sans toi, sans ta force, sans tout le bonheur que tu m'as fait découvrir, sans tout cet amour que tu as fait naître en moi, je ne serais pas là, si heureuse.

Tes anniversaires sont toujours source de mélancolie… Je ne peux me souvenir de ta naissance sans me rappeler de tout ce que nous avons dû traverser tout les deux. Cette force avec laquelle tu t'es battu, toi, si petit être, pendant ces longues semaines. Chaque jour et chaque nuit, tout près de toi, te chantant de douces berceuses à défaut de pouvoir te bercer au creux de mes bras, mes mains qui accrochent les tiennes, ces douces caresses sur ton front, ces quelques tétées où je sentais ton petit coeur battre si fort contre le mien, ces semaines interminables où je n'avais envie que d'une chose, nous enfuir de tout ça…
J'ai grandi avec toi, et c'est grâce à toi que je suis devenue la maman que je suis aujourd'hui.

Je t'en prie mon chéri, ne grandis pas trop vite, laisse moi encore profiter de tes câlins tout doux, de ces années si tendre, prends le temps de vivre et de profiter pleinement de la vie. Profite de ta liberté, de ta gaieté, de ton joli sourire, soit le plus heureux et ne nous laisse pas gâcher ta joie parce ce que nous sommes des adultes chiants, exigeants et sévères.

Continu d'être celui que tu es, ce garçon généreux, attentionné, trop bavard, curieux de tout, vif, agaçant, adorable, drôle, obstiné, entêté, gourmand, intelligent, susceptible, joyeux, souriant, et surtout : ne laisse jamais personne te voler ton bonheur...

 

 

A toi, ma toute douce, ma jolie cocotte. Il y a un peu plus de deux ans, mon cœur battait si fort. Ma tête tournait. Mon estomac se nouait. J’étais nerveuse, heureuse, j’avais peur et j’étais en extase, tout en même temps. J'allais de nouveau être Maman.

Deux années où j'ai pleuré de bonheur, j'étais tant submergée par tout cet amour que j'ai pour toi. Je suis restée éveillée tard dans la nuit pour simplement te regarder dormir. Mon cœur a failli s'arrêter lorsque je t'ai vue faire tes premiers pas. Tes premiers sourires, tes premiers mots, et ces petites phrases que tu fais désormais aujourd'hui. Tes Mamamours et tes Papamours, les Alanou, les je t'aime et les câlins. Tes fous rires que l'on reconnait entre mille.  

Je t'ai portée plus longtemps que neuf mois : je t'ai portée pour t'apaiser, pour que tu puisses trouver ton sommeil, pour jouer, te faire danser, dans le jardin, sur le sable, dans les graviers… Deux années à te câliner, à t'aimer, à t'embrasser, à jouer à tes côtés, à partager tous ces moments uniques que jamais je n'oublierai. J'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour tarir tes larmes et apaiser ton chagrin.

Tu es une petite fille merveilleuse, heureuse, entourée d'Amour, et tu remplis notre cœur de joie à chacun de tes rires, de tes sourires. Je suis si fière d'être ta Maman ma Louise.

Joyeuse deuxième année ma douce !

Joyeux anniversaires mes Amours !

La couleur des émotions

Il est de ces livres dont on a pertinemment envie, mais qu'il n'est plus possible de trouver.  Où les libraires vous disent les uns après les autres qu'il n'est plus en stock, plus édité. Alors on se met en quête du pop-up, on le trouve parfois à prix d'or, mais tout en tentant de rester raisonnable, on attend.

Et puis un beau jour, à force de multiples requêtes, de petits doigts croisés et de vœu tant souhaité, ce fameux est réédité. Ô joie, Ô bonheur, les belles illustrations de ce livre animé chromatique et poétique permettent aux tout-petits comme aux plus grands de comprendre les émotions qui se jouent en nous. 

Un livre à la découverte des émotions, chacune représentée par une couleur, qui aidera sans aucun doute chaque petit lecteur à mettre des mots sur les sentiments qu'il ressent.

 

La couleur des émotions d'Anna Llenas, aux éditions Flamboyant

Un vendredi soir en tête à tête

Il est de ces vendredis soirs où nous sommes toutes les deux, rien que nous, en tête à tête. L'amoureux est chez un ami pendant que grand frère est en vacances ailleurs. Alors on se retrouve, on se découvre, on invente et on se crée de jolis souvenirs. 

Tu avais trouvé la veille, sur le rebord d'une étagère, ces fameux tickets annonciateurs de mille et un tours de manège. Et comme il était tard et qu'il faisait déjà nuit, sont sortis de ma bouche ces quelques mots "je te promets". Alors ma douce, je t'ai promis que cette soirée, ce serait la nôtre, et qu'on ferait la fête, toi & moi, uniquement.

17:00. Éteindre l'ordinateur, fermer la porte du bureau, chercher ses clefs, monter dans la voiture. Arriver à la crèche et te voir sourire, rire et te souvenir : "Manège ?" Tu t'imagines déjà astronaute dans cette grande fusée, parcourant les routes sans te retourner dans cette corvette, sur un lac au creux des ailes de ce cygne dans lequel tu seras blottie.

Vite, vite, aller vers la ville, vers les lumières, vers cette esplanade que tu aimes tant. Faire un tour de manège, puis deux, puis trois. Cinq tours. Rire et faire des coucous à chaque fois que tu me vois. Rire et faire des coucous à chaque fois que JE te vois. Dire au revoir au manège, à la dame, aux copains et partir encore vers de nouvelles aventures.

Il est presque vingt heures et nous filons vers les ruelles, au détour des musiciens et du monde qui fourmille encore à cette heure tardive. Dîner ensemble au centre d'art contemporain, te voir me raconter ta journée, le dodo, le vélo, la peinture avec les mains, que tu t'en es mis partout... Ton amoureux, les bisous et tes petites mains que tu rapproches tout près de ta bouche pour rire d'une façon si mignonne que mon cœur ne peut s'empêcher de fondre. Assises en tête à tête, la tienne dépassant tout juste de la table, mes yeux dans les tiens, tombant en amour pour chacune de tes bribes de mots.

La grenadine et ce repas que tu ne manges pas, y préférant le pain, mon petit oiseau. Et la musique qui retentit, cette petite danse que tu improvises, quand tu me tires par le bras pour que moi aussi, je danse. Danse, danse, danse ma douce, profitons de tous ces moments uniques, de cette première soirée rien que nous deux, fêtons ensemble ce lien qui nous uni, ma fille, mon tout, et trinquons au sirop encore pour toutes ces années de bonheurs que l'on va s'apporter !

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Tant et tant de choses

Il existe des livres qui nous interpellent, par des graphismes simples et pourtant si saisissants… Les couleurs ternies nous inviteraient presque à nous replonger dans un autre temps, dans notre plus tendre enfance, tel un livre surgissant du passé, chiné dans une jolie brocante, portant en ses pages toute une histoire.

L'illustratrice hongroise Anna Kövecses, nous livre ici dans un style si singulier "Tant et tant de choses !" 

Un album merveilleux dans une structure d'imagier résolument rétro où sont représentés formes et couleurs, chiffres et lettres, fruits et légumes, mais aussi tableaux de la vie quotidienne et métiers que l'on aimerait voir bien plus souvent dans les livres pour enfants. Organisé en sept thèmes où chaque collection de "choses" est illustrée, et clairement étiquetée, c'est un beau livre à découvrir avec de jeunes enfants ou à offrir en joli présent. 

Des graphismes épurés qui sont non sans rappeler étonnamment ceux de chez Bobo Choses... 

 

"Tant et tant de choses" d'Anna Kovecses aux éditions Seuil Jeunnesse

Le parc

Dimanche. On se lève aux aurores parce que tes jolies paupières se sont ouvertes bien tôt ce matin. Dans la maison, l'odeur du bacon grillé commence à se faire sentir. Toi, jolie cocotte, tu n'en as que faire, tu préfères bien plus tes brioches au chocolat. Maman écrit, papa range, et toi tu ris, comme toujours, tes petits yeux plein de malice ; on croirait que sur le rebord du canapé, tu pars nous faire une plongée en apnée. Au son de la voix de ton frère, un, deux, trois, tu pars à la renverse en arrière, et tu ris et il te fait des guiliguilis, ces câlins, cet amour, vous deux mes douceurs. 

Tout les deux si complices, l'un sans l'autre, je ne vous imagine plus. Il y a peut être entre vous des années et des années qui se sont écoulées avant que vous ne vous rencontriez, mais cet Amour est si fort et si pur ! Il est si facile pour vous de vous comprendre, d'un simple regard, d'un simple sourire, sans un mot, je vous vois, vous protégez l'un l'autre,

La sieste jusqu'à pas d'heure, et le réveil les yeux embrumés, vite vite se dépêcher pour profiter des derniers rayons de soleil de la journée. Arriver au parc, pousser ta poussette, tes bébés, courir pour rattraper ton grand frère qui grimpe déjà au sommet. Descendre le toboggan et rire encore, monter sur ce si petit manège de bois, si petit qu'on le croirait sorti d'une maison de poupée. Courir et courir encore, admirer les bulles de savons qui s'échappent de la bouche d'un enfant, manger des barbes à papa, s'en mettre partout, mais après tout on s'en fou.

Le dernier weekend avant les vacances d'hiver. D'hiver elles n'en n'ont que le nom, puisque ce sont plutôt des vacances de pré-printemps. Les câlins qui fusent, les baisers plein d'amour, et demain qui sera un nouveau jour, et aussi une nouvelle semaine sans lui. Mais patience jolie cocotte, il sera bientôt de retour pour toujours plus de guiliguilis, de chamailleries, de bisous dans le cou. "Alanamour".   

 

Le soleil, les oiseaux et la mer

Le printemps en hiver. Le temps n'a jamais été aussi doux qu'en cette période hivernale. On pourrait croire que le grand froid nous a épargné : les bougainvilliers sont en fleurs, le ciel est d'un grand bleu, et encore une fois, le soleil ne joue pas à cache-cache.  

La Méditerranée est si ressourçante à l'aube du printemps, si reposante… Ces balades sauvages sur les plages, le bruit des vagues, le cri des mouettes qui nous rappelle les étés passés, et cette odeur de carburants marins qui me fait penser aux sorties en mer de mon enfance.

La marina où en famille, nous venions passer nos vacances, les grandes tablées, les grillades, les déjeuners faits de poissons pêchés au petit matin, ces vendredis soirs où aux sons de Guy Pedersen, le début du weekend s'annonçait. Le bonheur, entre nous, presque loin de tout.   . 

Doux weekend

Il pleut. Il est 8h07, et à l'aube du weekend, le jour peine à se lever. Nous sommes le sixième jour d'une semaine sans fin, la premier d'un repos bien mérité. Rester sous les draps à regarder les nuages, les gouttes de pluies ruisseler sur la grande baie, et se demander ce que l'on va bien pouvoir faire de cette nouvelle journée. Fermer les yeux, les rouvrir, et voir son joli sourire. Un baiser sur une joue encore endormie. Un "bonjour Maman" et une petite fille qui me guide telle dans une chasse au trésor pour retrouver Papa. Le Papa, mais aussi l'Amoureux, "Papamour" celui à qui on dit "calîn" et qu'on serre si fort dans ses bras. 

12h10, un timide rayon de soleil sort de par dessous les nuages. Le temps s'éclaircit, le ciel est bleu, le soleil tiédit l'atmosphère. Au rythme des grands classiques de la Warner Bros et de la Metro-Glodwyn-Mayer, la maison s'éveille tout doucement. C'est ce que j'aime dans ces cartoons : leur douce mélodies, leurs histoires si simples, et cette madeleine de Proust qui me rappelle les dimanches soir de mon enfance, attendus avec impatiente avant le retour si dur à une réalité se nommant "lundi matin". 

Le beau temps s'installant durablement, l'envie d'ailleurs aussi, un ailleurs si proche et pourtant si dépaysant s'offrait à nous, à six dizaines de minutes de là. Les chevaux (pas si) sauvages, les étangs, ainsi que toute une faune et une flore incroyable ; c'est ça, la beauté de la Camargue. Passer sur ces chemins bordés de roseaux, traverser les prés et les champs de taureaux, observer les flamants au loin, et rouler tout doucement sur ces chemins de terre qui mène au coeur d'une réserve naturelle incroyable.

Arriver dans ce mas et avoir l'impression d'être chez soi, pour une journée, une après midi ou une nuit, déjeuner comme il se doit, converser avec un Ara répondant au nom de Marius, boire un thé, et observer le dernier coucher de soleil sur les marais. Nourrir les cygnes, courir après les canards, courir après Louise aussi, qui court qui court et qui n'en fini pas. Puis attendre, patiemment, que le vent se lève et que le froid s'installe tout doucement, pour repartir bientôt vers un autre chez nous… Celui où l'on écoute de douces mélodies, des histoires si simples,  et où l'on regarde ces dessins animés en attendant le retour si dur à une douce réalité se nommant "lundi matin". 

 

Merci Le Mas de La Fouque aux Saintes Maries de La Mer pour leur accueil exceptionnel, comme toujours.