Doux weekend

Il pleut. Il est 8h07, et à l'aube du weekend, le jour peine à se lever. Nous sommes le sixième jour d'une semaine sans fin, la premier d'un repos bien mérité. Rester sous les draps à regarder les nuages, les gouttes de pluies ruisseler sur la grande baie, et se demander ce que l'on va bien pouvoir faire de cette nouvelle journée. Fermer les yeux, les rouvrir, et voir son joli sourire. Un baiser sur une joue encore endormie. Un "bonjour Maman" et une petite fille qui me guide telle dans une chasse au trésor pour retrouver Papa. Le Papa, mais aussi l'Amoureux, "Papamour" celui à qui on dit "calîn" et qu'on serre si fort dans ses bras. 

12h10, un timide rayon de soleil sort de par dessous les nuages. Le temps s'éclaircit, le ciel est bleu, le soleil tiédit l'atmosphère. Au rythme des grands classiques de la Warner Bros et de la Metro-Glodwyn-Mayer, la maison s'éveille tout doucement. C'est ce que j'aime dans ces cartoons : leur douce mélodies, leurs histoires si simples, et cette madeleine de Proust qui me rappelle les dimanches soir de mon enfance, attendus avec impatiente avant le retour si dur à une réalité se nommant "lundi matin". 

Le beau temps s'installant durablement, l'envie d'ailleurs aussi, un ailleurs si proche et pourtant si dépaysant s'offrait à nous, à six dizaines de minutes de là. Les chevaux (pas si) sauvages, les étangs, ainsi que toute une faune et une flore incroyable ; c'est ça, la beauté de la Camargue. Passer sur ces chemins bordés de roseaux, traverser les prés et les champs de taureaux, observer les flamants au loin, et rouler tout doucement sur ces chemins de terre qui mène au coeur d'une réserve naturelle incroyable.

Arriver dans ce mas et avoir l'impression d'être chez soi, pour une journée, une après midi ou une nuit, déjeuner comme il se doit, converser avec un Ara répondant au nom de Marius, boire un thé, et observer le dernier coucher de soleil sur les marais. Nourrir les cygnes, courir après les canards, courir après Louise aussi, qui court qui court et qui n'en fini pas. Puis attendre, patiemment, que le vent se lève et que le froid s'installe tout doucement, pour repartir bientôt vers un autre chez nous… Celui où l'on écoute de douces mélodies, des histoires si simples,  et où l'on regarde ces dessins animés en attendant le retour si dur à une douce réalité se nommant "lundi matin". 

 

Merci Le Mas de La Fouque aux Saintes Maries de La Mer pour leur accueil exceptionnel, comme toujours.