Le parc

Dimanche. On se lève aux aurores parce que tes jolies paupières se sont ouvertes bien tôt ce matin. Dans la maison, l'odeur du bacon grillé commence à se faire sentir. Toi, jolie cocotte, tu n'en as que faire, tu préfères bien plus tes brioches au chocolat. Maman écrit, papa range, et toi tu ris, comme toujours, tes petits yeux plein de malice ; on croirait que sur le rebord du canapé, tu pars nous faire une plongée en apnée. Au son de la voix de ton frère, un, deux, trois, tu pars à la renverse en arrière, et tu ris et il te fait des guiliguilis, ces câlins, cet amour, vous deux mes douceurs. 

Tout les deux si complices, l'un sans l'autre, je ne vous imagine plus. Il y a peut être entre vous des années et des années qui se sont écoulées avant que vous ne vous rencontriez, mais cet Amour est si fort et si pur ! Il est si facile pour vous de vous comprendre, d'un simple regard, d'un simple sourire, sans un mot, je vous vois, vous protégez l'un l'autre,

La sieste jusqu'à pas d'heure, et le réveil les yeux embrumés, vite vite se dépêcher pour profiter des derniers rayons de soleil de la journée. Arriver au parc, pousser ta poussette, tes bébés, courir pour rattraper ton grand frère qui grimpe déjà au sommet. Descendre le toboggan et rire encore, monter sur ce si petit manège de bois, si petit qu'on le croirait sorti d'une maison de poupée. Courir et courir encore, admirer les bulles de savons qui s'échappent de la bouche d'un enfant, manger des barbes à papa, s'en mettre partout, mais après tout on s'en fou.

Le dernier weekend avant les vacances d'hiver. D'hiver elles n'en n'ont que le nom, puisque ce sont plutôt des vacances de pré-printemps. Les câlins qui fusent, les baisers plein d'amour, et demain qui sera un nouveau jour, et aussi une nouvelle semaine sans lui. Mais patience jolie cocotte, il sera bientôt de retour pour toujours plus de guiliguilis, de chamailleries, de bisous dans le cou. "Alanamour".